Signe l’Accord de Paris et les émissions cherront…

La COP 21 avait remis un peu de baume à notre cœur, malgré les nombreuses Cassandre décriant l’inanité de l’Accord de Paris.
3 ans après, paf, on dérive.
La France elle-même ne tient pas ses objectifs. Comme s’il suffisait de remettre un peu de croissance dans  l’économie pour que la consommation d’énergie et les émissions de GES repartent à la hausse.

Et pourtant, ça tourne !

Les solutions existent. Elles sont techniquement et économiquement viables.
Nous les mettons en œuvre au quotidien, dans le bâtiment et l’industrie avec nos clients, et dans les transports pour notre propre usage.

La volonté existe. Les Français sont préoccupés par le changement climatique, qui figure parmi leurs principales préoccupations. Les gouvernements de tous bords en font une priorité. Nous avons dépassé l’ère de la prise de conscience.

L’argent est disponible. De nombreux fonds se montent sur l’investissement socialement responsable. Les family offices reçoivent de leurs clients des consignes claires pour investir dans des projets durables.

Que reste-t-il à faire et comment ?

Il faut lancer réellement le mouvement, pour transformer durablement notre inconscient collectif, passer de la bonne intention au réflexe spinal.

On n’a plus trop le choix. Après des années de sensibilisation et d’incitation, il faut introduire une dose de répression.

Faisons le parallèle avec la sécurité routière. On n’arrivait pas à dépasser le plancher de 8000 morts par an malgré des moyens importants en communication et en éducation. Il a fallu un plan massif de répression de la vitesse excessive avec l’installation des radars fixes pour descendre à 3500 morts. Tout le monde a râlé mais on épargne 5000 vies par an !

Soyons lucide, on n’arrivera pas à faire advenir la transition écologique sans une police et une justice de l’environnement.
Très peu d’infractions sont sanctionnées. Une exception notable : la non-réalisation de l’audit énergétique obligatoire dans les grandes entreprises, punie d’une amende pouvant aller jusqu’à 2% du CA de l’entreprise. Dissuasif ! D’ailleurs, très peu d’entreprises ont pris le risque de ne pas respecter la date butoir. Rappel : la prochaine session est en 2019, on est à votre disposition !

Contrôle et répression sont possibles dans de nombreux domaines : performance énergétique après construction ou réhabilitation, utilisation de la lumière artificielle, efficience énergétique à la tonne produite, circulation individuelle, etc…

Ça ne fait rire personne d’être soumis à davantage de répression. Mais c’est une question de responsabilité. Il s’agit juste d’être pragmatique et cohérent.
Quand Singapour décide d’éradiquer les moustiques, ils autorisent les agents de la NEA (Ademe locale) à pénétrer chez les particuliers pour vérifier l’absence d’eau stagnante. L’amende est assez élevée si vous conservez un bouquet de fleurs avec de l’eau croupie : 200$ !

A quand une amende pour lumière allumée ou fenêtre ouverte ?

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